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Le système financier

I A lire/voir absolument :

Si vous n’en voyez qu’un, ce doit être celui-là :

Ce dessin animé (l’argent dette) reprend très pédagogiquement le système financier, de sa création à ses incohérences, sans passer par la case complot. Il propose également des solutions, tout à fait discutables, que je serais ravi de discuter ici…

Comprendre ces bases (et quelques autres) est un préalable à la compréhension de la crise et à a critique/refonte du système financier.

Pour aller plus loin, voici la suite extraordinairement pertinente de l’article “7 jours qui ébranlères la finance” par le même auteur.

Je vais passer le suivi stérile des news incroyables et des listes de menaces et changements et essayer de comprendre un peu ce qui se passe et quelles sont les issues possibles.

II Le mécanisme de la crise :

Comme nous l’avons vu dans “l’argent-dette” (préalable, je vous dis), le système financier actuel repose à 95% sur de “l’argent d’endettement” créé par les banques. Le fait est que sans perpetuel renouveau du crédit, la quantité d’argent dans l’économie est nulle. C’est une crise de liquidité (ce qui arrive maintenant) c’est à dire que l’économie n’a pas assez d’argent pour se financer. D’où la décision des banques centrales du monde entier de créer de l’argent massivement pour financer ce système défaillant.

Comprenons que la dépendance du système financier au crédit est la raison qui fait que la croissance économique est nécessaire. Comprenons que l’endettement croissant est la condition d’existence de ce système monétaire.

Maintenant, comprenons que si la croissance baisse, le crédit baissera (moins d’activité économique, ménages et entreprises plus prudents…= moins de crédits signés). Ce qui diminue la quantité d’argent dette dans l’économie. Ce qui engendre une crise systémique.

Des économistes utilisent la métaphore du vélo : tant que ça avance, ça tient debout.

Maintenant, si le vélo tombe, que la dette globale rattrape l’économie (qui pédale pour la rembourser, ce qui est impossible, si vous avez bien suivi) c’est la crise.

III Conséquences idéologiques :

Est-il possible de sortir de la crise ?

Moins je préfère une métaphore plus parlante : le système financier est un agonisant dans son lit de mort. Les banques centrales font des perfusions pour le maintenir en vie (en distribuant autant de monnaie qu’il en a besoin). Mais les fluides vitaux (l’argent) ne circule plus naturellement entre les organes (la confiance inter-bancaire est rompue). Seul un électrochoc peut relancer le coeur. Un électrochoc, ici, c’est simplement une reprise forte de la croissance économique donc de l’endettement. Je ne vois pas ce qui pourrait provoquer ça, à part une guerre, une nouvelle course à l’espace…
Les conséquences idéologiques sont très très fortes.

“C’est la fin des années Reagan/Thatcher” lit-on de part et d’autre du web.

Les plus néo-libéraux des économistes et politiciens s’éloignent prudemment des “non-intervention” et autres “marchés auto-régulés”. C’est ainsi que l’Angleterre nationalise la quasi-intégralité de son système bancaire. Ce changement est majeur pour suivre (plus tard) la reconstruction du système monétaire.

Le bouleversement idéologique sera-t-il assez rapide pour guérir sur le vif un système en crise ? Avant que la crise de liquidité ne mette en faillite toutes les entreprises ? Ou va-t-on ressuciter le monstre avec ses défauts jusqu’à la prochaine crise ? (ce que proposent nos politiques pour le moment)

Anyway, tout cela pose d’autres questions.

Par exemple, le traité de Maastricht interdit aux Etats de financer quoi que ce soit en s’endettant, avec le fameux seuil de 3% que la France titille régulièrement.

C’est pour ça qu’on se saigne pour réduire les dépenses de l’Etat, c’est pour ça qu’on ne peut construire les logements sociaux, c’est pour ça que le trou de la Sécurité Social est un problème. C’est pour ça qu’on vend La Poste, EDF, GDF, qu’on ne s’occupe pas de nos réseaux de traitement d’eau, que l’audio-visuel public ne doit pas coûter, qu’on supprime RFI (là c’est vraiment dégueu), qu’on doit se doter de systèmes de retraites complémentaires privés (obligatoire, en Roumanie, depuis quelques années)…

Alors, la faim dans le monde, la santé publique, les logements sociaux…etc. sont tellement secondaires par rapport à sauver les banquiers ? Sauver les fauteurs de troubles va justifier un changement de politique majeur en Europe (Merkel et Sarkozy ont décidé démocratiquement unilatéralement que pour ce tour de carte, les seuils de Maastricht n’auront pas à être respecté). Je crains qu’à un moment, les peuples se rendent compte qu’on se paye leur bérêt. Surtout dans le contexte sociaux-économique grave à venir dans les prochains mois, quand la crise économique aura aggravée la tension sociale latente.

Prochain post ici-même : Quelques scénarios de sortie de crise

Je n’ai malheureusement pas le temps de finir ça tout de suite…

A suivre donc.

4 comments

  1. alain grandjean posted on 13 octobre 2008:

    t’as pas des noeuds au cerveau des fois, parfois?bisous

  2. Pablus posted on 13 octobre 2008:

    C’est si mal expliqué ? :D :D :D

  3. OsK posted on 13 octobre 2008:

    C’est bien expliqué mais le nœud de cerveau intervient au moment où tu sous entend qu’on se paye la gueule des gens parce qu’on essaie de sauver les banques à mon avis :)
    Si on ne sauve pas les banques et qu’on dit «woopie, on vous l’avait bien dit que le capitalisme ne pourrait pas toujours grossir» en gros on condamne a moyen terme les ménages. Deux scénarios de crises émergent, l’inflation et la déflation, le premier est plus probable. Pour sauver le système il faut y injecter des liquidités sans permettre un recours, sans préavis, sans condition, réstaurer la croissance, faire croire à tous ces truducou que l’état payera leur dettes et qu’ils peuvent continuer à faire mumuse avec l’argent des autres… Pas parce qu’on trouve ça juste… Par exemple d’emprunter pour acheter des titres et de les vendre en masse en espérant que leur valeur augmente pour les racheter à profit… Ça n’est pas juste, mais c’est la bande de branleur qui joue à touche pipi à Wall Street qui fait marcher l’économie mondiale, et qu’on le veuille ou non, si on veut pouvoir payer des gens pour garder les prisons dans lesquelles on voudrait mettre les susdits branleurs, il nous faut de l’argent. Et si on commence à dire “ouai c’est la crise mondiale du monde on va tous mourir n’achetez plus rien et retirez votre argent des banques” comme cet imbécile de Bush a fait, on encourage la crise.

    Si l’économie ne repart pas, le monde tel qu’on le connaît se pète la gueule, pas seulement les crétins qui y ont mis le bordel, mais aussi la recherche, l’art, la culture, tous ces machins qui sont pas utiles mais qui servent de tunnel d’investissement aux grosses compagnies pour réduire leurs impôts…

    Alors on peut dire “les gens ils sont socialistes quand ça les arrange” genre gouvernement apporte moi ce dont j’ai besoin, donne moi l’électricité pas chère, les télécoms pas chers et ensuite vends les une fois que t’as payé l’installation et que t’as pris les risques financiers pour le faire. Pourquoi les vendre ? Pour que je puisse les payer moins chers ! L’interventionnisme de l’état à la carte ça fait marrer beaucoup de gens, surtout ceux qui regardent les investisseurs qui supplient l’état à quatre pattes de leur racheter leurs banques et leurs systèmes financiers qui se cassent la gueule, mais au lieu de rigoler on pourrait en profiter pour réformer l’économie et la mener vers un système plus clair, géré par un appareil systémique qui puisse légiférer sur ces zones de non droit de l’échange international…

  4. Pablus posted on 14 octobre 2008:

    On se fout des gens parce que les contraintes de restrictions à la création monétaire de Maastricht sont stupides et cette crise le prouve. Et qu’on les emmerdent sévèrement avec ça depuis des années.
    C’est ça qu’il faut réformer dans cette histoire…

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