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Mais pourquoi étaient-ils si méchants ?

Je me suis souvent demandé pourquoi TOUS les gouvernements communistes du bloc étaient devenus des dictatures violentes et obscurantistes.
N’aurait-il pas pu s’en constituer un ou deux différents ?
En d’autres termes, n’aurait-il pas pu exister un régime communiste pour le peuple ?

Plusieurs discussions m’ont permis de réunir quelques raisons simples à cela :

La première ne concerne pas seulement le communisme, mais aussi les monarchies, les systèmes où l’autorité spirituelle (religion) est mêlée au gouvernement, les tyrannies de tous bords… (et les systèmes pseudo-démocratiques présidentiels à la française) :
L’autocratie mène systématiquement à la folie mégalomane.
Pourquoi ?
Parce que la concentration du pouvoir en une personne transforme le lobbyisme et l’influence de tous les groupes d’intérêts (nécessaire à l’équilibre d’un gouvernement, fût-il dictatorial) en lèche-bottisme scientifique, indispensable à la manipulation des décisions du tyran.
Ce lèche-bottisme, à coup de “ce que vous faites est formidable” pour entrer dans les petits papiers, interdit toute (auto) critique dudit décideur, qui, naturellement, finit entouré d’un paradis artificiel de miroirs déformants, aucunement attachés à la réalité.
Ce fût le cas de Ceaucescu comme des autres. (et ça n’améliore pas le cas déjà pathologique de notre cher président)

La deuxième est historique : quand les chars de l’armée rouge ont efficacement servi d’argument politique à l’imposition du système communiste, le parti communiste comptait quelques milliers de personnes en Roumanie.
Parti devenu obligatoire et unique, la sélection citoyenne classique s’opéra : les bons, courageux, teigneux, grandes gueules, amoureux de la liberté, militants, résistants, intellectuels…s’opposèrent (et furent tous exécutés) ; les opportunistes, les lâches, les lèche-culs, les ambitieux, les “tire dans le dos”, les dénonciateurs, les méchants…s’imposèrent. Il est aisé de comprendre comment SEULS les plus ambitieux ont retourné leur veste à ce moment précis et en ont obtenu les postes influents plus tard. On en déduit donc aisément la quantité de matière éthique ou humaniste qui travaillait sous les casquettes communistes.

La troisième raison incontestable que j’ai trouvé est l’influence totale de Moscou. Outre des ressources à envoyer, des modèles à suivre, des symboles à respecter…, Moscou espionnait constamment les gouvernements des démocraties populaires - qui le savaient- et laissait planer le spectre du printemps de Prague sur les têtes de tous les dirigeants imaginant changer le système ou “faire du soft”.

La quatrième raison est la nature même du coup d’Etat illégitime de Moscou : seule la terreur absolue, la répression sanglante et l’annihilation totale de tout esprit de résistance peut parvenir à s’imposer suffisamment totalement pour qu’un système aussi peu naturel que le communisme soit appliqué totalement. Et ce système n’est pas applicable partiellement, d’abord parce que “qu’est-ce qu’on fait de ceux qui veulent pas ?” et ensuite parce que la réussite personnelle (interdite par le communisme) est le moteur des gens. Qui se fichent du bien collectif. Que donc, sans sanglantes méthodes de motivations, le système communiste est moins productif et ses citoyens vont tenter naturellement de changer pour un système où leur talent sera valorisé. Ce qui signifie, sans terreur pour garder ces talentueux frustrés, la mort de la communauté.
La terreur est donc intrinsèquement nécessaire à un système communiste global.

Il y a forcément d’autres raisons. Ou des contres-exemples. Mais ces petites enquêtes m’ont convaincu d’une chose :
Quelques que soient les raisons philosophiques ou politiques, l’usage des anciens symboles du parti par l’actuel parti communiste français est une insulte à la mémoire des populations opprimées. Le drapeau communiste utilisé en France est aussi choquant pour un roumain qu’une croix gammée pour un allemand. Et devrait être condamné de la même force.

De la démocratie en Roumanie

Je tente ici de répondre à une question qui m’a tourmenté pendant 3 ans.
Pourquoi les roumains ont-ils, après la révolution de 89, élu démocratiquement, à 85% des suffrages un ancien responsable communiste, Iliescu ? (situation à l’origine d’une impunité post-communiste problématique depuis longtemps)
Vu la haine que devaient leur inspirer les ex-communistes, je les aurais vu plutôt exécutés que responsables politiques.
Et bien non, Iliescu a été président de 1990 à 1996 et de 2000 à 2004.

(Les explications qui suivent sont le fruit de dizaines de discussions glanées ici et là. Je ne revendique aucune neutralité ou précision, mais serais gré aux connaisseurs de corriger ce propos en cas d’erreur)

Oui, il avait de beaux projets pour la Roumanie libérée. Mais il a, comme tous les dirigeants communistes, envoyé des opposants en prison, participé à l’oppression d’un peuple

Tout commence le 25 décembre 1989 avec l’exécution de Nicolae Ceaucescu (dictateur de Roumanie depuis 67) après la révolution roumaine.

Nicolae Ceaucescu ex-dictateur de Roumanie

Nicolae Ceaucescu ex-dictateur de Roumanie (source Wikimedias)

Il faut d’abord savoir que la seule chose que toutes les sources s’accordent à dire, c’est qu’on ne sait pas ce qui s’est passé. Et ça devient pire avec le temps.

A la chute du régime, tout n’est qu’espoir et chaos. Mais personne ne sait quoi faire. Je vous invite à regarder ce 20h sur Antenne 2 de l’INA, extrêmement émouvant et informatif. (notons la différence qualitative énorme du traitement de l’information hier et aujourd’hui, merci TF1)
Aucune “résistance” n’existe et ne sort d’un chapeau un protocole de transition démocratique approuvé par l’histoire. Tout le monde est abruti par des années de soumission brutale, personne n’a idée de l’organisation et des étapes nécessaires à une transition…transition vers quoi d’ailleurs ?
Les “terroristes” (voir l’article “La révolution roumaine de 1989” de wikipedia), l’armée retournée, les citoyens en colère…tout rend nécessaire un responsable qui sache quoi faire.
Tous les hommes clefs du pouvoir déchu trouvent subtilement à-propos de ne pas la ramener après le sort qu’on a fait à leur patron. Et si on leur demande “hey, chef, qu’est-ce qu’on fait maintenant ?”, ils répondent peu ou prou : “shhhhhht, arrête de m’appeler “chef” et aide moi à emballer cette argenterie”.

Mais point besoin de trop attendre. C’est l’après-midi même de la mort du dictateur que le futur président sort de l’ombre, à la tête d’une coalition de transition auto-proclamée, le Front de Salut National. Profitant de son expérience de chef, de son autorité/charisme et de ses contacts, Iliescu occupe la sphère médiatique et sera durant cette période le noeud du cyclone, choisi (pour ses qualités d’orateur et sa détermination) par les médias comme symbole de la nouvelle Roumanie. C’est ainsi qu’il assoit sa légitimité.

Le FSN édicte plusieurs décrets (voir vidéo d’antenne 2, minute 10 environ) qui témoignent incontestablement d’une fin du communisme et rassure sur ses intentions.
Non des moindres, le décret de “liberté de créer des partis politiques”, annoncée à ce moment là, intéresse la suite de l’histoire. Des centaines de partis naissent, les responsables des partis pré-communistes exilés depuis 40 ans relancent leurs mouvements (ex PNL), tout le monde se lance en politique…

C’est par là qu’une expérience démocratique inédite semble avoir vu le jour : le parlement est recréé selon les seuls critères de légitimité acceptables à ce moment : 3 membres de chaque partis déclarés sont introduits dans la chambre de discussion. Toutes les discussions et décisions sont télédiffusées, souvent jusque tard dans la nuit et des vocations de surveilleurs de la république se créent chez des citoyens tv addicts.

Il n’y a qu’à imaginer la multitude d’opinions représentés et les discussions qu’il a du y avoir. Mais, décisions furent prises, transition fut amenée.

Au jour des premières élections démocratiques, en mai 1990, Iliescu est “l’homme” de la nouvelle Roumanie, garantissant maîtrise et changement (il l’avait prouvé) mais aussi une certaine stabilité puisqu’il connait les rouages de l’ancienne administration et promet une transition en douceur. (ses opposants, peu médiatisés, parlent de “libre échange” “privatisation” de tout et sont presque considérés comme des extrêmistes aberrants. (L’idée de privatisation est, par exemple, incompréhensible en ce temps : comment vendre à des patrons privés nos usines ! c’est à nous, à la Roumanie…Etc)
Son parti (le FSN renommé) est élu à 85% des voix.

A ce sujet, Wikipédia décrit le mouvement d’Iliescu comme partie prenante de la troisième phase du communisme roumain, je cite :
“…
le « national-communisme » qui se traduit par une accentuation de la misère populaire, un refus de la perestroïka et une coupure entre les « conservateurs » du régime et les « réformateurs », qui aspirent à en finir avec le communisme et s’appuient sur Gorbatchev et la France pour renverser Ceauşescu en 1989. Après quoi, « conservateurs » et « réformateurs » font à nouveau bloc au sein du FSN (Frontul Salvării Nationale) et gardent le pouvoir jusqu’en 1996[5].

…”

Je rajouterai cet extrait de l’article :
“…
En décembre 2006, quelques jours après la cérémonie d’entrée dans l’Union européenne, le président Traian Băsescu a été le premier président roumain à condamner officiellement les crimes commis par le régime communiste. En 2007, les historiens de la commission présidentielle pour l’analyse de la dictature en Roumanie, ont officiellement évalué les victimes civiles du fascisme roumain à à un demi-million de personnes, et celles du communisme à deux millions, soit environ 10% de la population[6].


Il est encore à noter que l’actuel PSD (parti social démocrate) est encore qualifié à gogo (par ses opposants) d’ “anciens communistes”. Difficile de juger ce raccourci étant donné l’eau passée sous les ponts et l’impunité totale de tous les responsables des années sombres roumaines, pas seulement ceux du PSD.

Tout cela brosse un tableau si noir de l’ex-président Iliescu que j’en semble acharné. Mais je n’ai pas d’intérêt en jeu, je ne mets en forme que ce que j’ai entendu de multiples sources. Je serais ravi d’être discuté, voire disputé, pour en apprendre plus sur ce qui m’apparaît être les clefs de compréhension de la Roumanie moderne.

La Roumanie en images

Tellement de photos jamais postées qui seraient de bons départs pour décrypter ce pays…C’est décidé, je m’y mets.

Tram rose dans Bucarest

Tram rose dans Bucarest

Ce paysage est assez représentatif de Bucarest…

Des blocs issus du communisme côtoient de jolies architectures (d’habitude délaissées).

Des publicités immenses rongent toute beauté sans respect pour les bâtiments et leurs habitants.

Des suprises (ici, un tram rose) parsèment la ville d’une géniale touche d’incongruité…

Ma revue de presse…

Société :

  • Garçon, tu pleures de pas pouvoir te payer WiiFit ? Que vas-tu faire sans ton Iphone ? Mince, maintenant que j’ai acheté la PS3 je peux plus m’en payer les jeux ? T’inquiète mobilette, t’es pas au pire… L’ONU vient d’annoncer que la faim dans le monde augmente considérablement.

    Quelques chiffres édifiants : hausse de 12% en 2006 par rapport à l’année précédente, de 24% en 2007 et de 50% au cours des sept premiers mois de l’année en cours.
    Vue la difficulté qu’ont certains en Roumanie, qui est largement plus riche que les pays en question, ces augmentations doivent être tout simplement insupportables ou mortelles dans d’autres…

  • Enfin, pour ceux qui comme moi ont besoin de s’organiser et de FAIRE les choses, suivez la carte heuristique de l’organisation personnelle: getting things done

E-monde :

  • Ce powerpoint explique plein d’humour comment faire un bon powerpoint…Mon Dieu si tout le monde pouvait faire comme ça !!
  • La 27 ème région, c’est de la prospective sur l’organisation des régions dans le futur par la FING . Car, comme sur Internet, le futur s’écrit maintenant et c’est ce qu’on invente qui se fera. C’est l’équivalent de Ville 2.0 pour les villes. Voici un premier fruit particulièrement savoureux de leurs recherches.
  • Un excellent dossier de synthèse sur la sécurité (personnelle) et la vie privée dans le monde des réseaux…
  • Alors celle-là m’a mit sur les fesses…Google prévoit un plan d’aide aux pays en développement pour l’accès à Internet. Il veut simplement donner accès au haut débit aux 3 milliards de gens dont la mise en réseau n’est pas solvable pour les équipementiers.
    Sans Internet, ils ne te font pas gagner d’argent ? Qu’à cela ne tienne…on leur offre !