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Bien arrivé, tout ça tout ça…

Tellement à dire et si peu de temps…

D’abord des nouvelles…

Pour ceux qui ont pas suivi, je suis en Inde depuis 2 semaines, à Bangalore (sud de l’Inde, voir carte), pour 6 mois, dans le cadre de mon stage de fin d’études de multimédia.

inde

inde

Je vais très bien. Le boulot se passe bien (mais trop prenant, j’y reviendrai). L’idée en gros est qu’on refond la stratégie de communication de l’ONG IT for Change, dont vous trouverez le détail de l’activité ici. Ne cherchez pas de résumé ou de compréhension facile de ce que c’est, il n’y en a pas. (et c’est en partie pour ça que je suis ici). Ma manière de l’expliquer, c’est qu’ils font de la recherche à but social sur le potentiel des nouvelles technologies dans le cadre du développement. Ensuite, ils font du lobbying et des relations publiques pour essayer de faire appliquer leurs conclusions. L’équipe est adorable, les chercheurs sont impressionnants et il y a beaucoup à apprendre. Et pour les citoyens numériques, le truc génial c’est que je suis obligé de taffer qu’avec du logiciel libre : Ubuntu, Inkscape, GIMP, Kompozer…C’est le genre d’occaz en or de se faire la main sur ces parents pauvres des logiciels payants, propriétaires et accessibles qu’aux entreprises.

EDIT 15/03/10 : Bien sûr, ce “parents pauvres des logiciels payants” signifie que malheureusement, ils sont moins reconnus chez les professionnels. Ce n’est nullement péjoratif (mais c’était peut-être un mauvais usage de l’expression)

(Ca c’est leur logo. Inutile de critiquer, ils sont conscients que leur design est … un peu … enfin …, moi je dis rien, sinon ça va me retomber sur le dos)

Je n’ai aucun souci de santé malgré la paranoïa que le marketing pharmaceutique a réussi à créer dans ma tête. La vie à Bangalore est aussi saine qu’ailleurs si on y applique les rêgles d’hygiène normales (en France). J’ai même arrêté de me protéger des moustiques, les malarieux étant dans les campagnes.

Je suis installé avec un “coloc” dans une sorte d’appartement crade sans cuisine.Mon binôme est un indien adorable, qui m’apprend beaucoup sûr sur sa spiritualité (il est très pratiquant). J’ai acheté un vélo (apparament mal négocié à 1500 roupies, mais le type assure le SAV, alors je m’estime heureux) et je tente de me faire à la folie de la circulation et à la conduite à gauche. Mes principales connaissances sont mes collègues (disons plutôt amis, c’est l’ambiance ONG et pas Publicis) ainsi qu’une poignée d’indiennes barrées et adorables, rencontrées dans une soirée “gate crashing” (incruste) le WE dernier.

(ça c’est mon lit superposé, mon coloc vivant donc 50 cm en dessous)

J’ai commencé des cours de tablas et j’envisage d’au moins essayer le yoga et un art martial.


(Un exemple de solo de tabla…A noter que cet instrument se joue avec seulement trois doigts de chaque main.)

Le plus difficile est d’écouter et de parler TOUT LE TEMPS en anglais. Au début c’est crevant, ça demande une concentration folle. D’autant que les accents sont variés et chauds-toyants. Mais on finit par s’y faire.

On bouge pas mal dans la ville mais elle est très grande et saturée, ça ne facilite pas la chose. On va essayer de partir le plus possible durant les WE, il y a plein de choses à voir par ici.

Maintenant, la description…

L’Inde est une expérience multidimensionnelle. Tous les sens sont frappés, tous les acquis culturels sont niés, toutes les idées religieuses, politiques ou économiques sont remises en question.

Quelques exemples :

Bonne fête l’Ouïe : Il n’est pas un instant de silence à Bangalore. Le bruit infernal du trafic et des klaxons perpetuels est parfois troublé par la complainte d’un vendeur ambulant, le cri d’un oiseau ou les échos de la télé. Quand aucun de ces calques n’excite les tympans, (quelques minutes par nuit, sûrement) c’est pour se souvenir du bruit obsédant du nécessaire ventilateur et des vieilles installations électriques grésillantes.

Manger avec les doigts : j’ai découvert avec plaisir une facette de plus de mon immaturité…Je prends systématiquement du riz à table, pour le plaisir de touiller, galérer, embouler, saisir, pou(c)er et enfourner avec les doigts. Alors, bien sûr, on s’en met partout, mais ici, c’est tout sauf malpoli. En tous cas, les premières fois, mon conditionnement de politesse (culturellement relative) m’a mis un peu mal à l’aise malgré tout. Et quand je mange en Inde avec des occidentaux, je ressens comme une légère pression et l’impression de me conduire salement. Nous sommes pourtant en Inde…Bref…

Le sens des choses : Ici, chaque chose a un sens, un rôle. La musique n’est pas composée de notes mais de mots et sert à parler aux Dieux. Le mélange sucré, salé, épicé…etc est un hymne à la diversité de la vie et des Dieux. Les vêtements, les repas, les décorations, les couleurs… Et bien sûr, l’une des choses qu’on (que je) a trop souvent oublié…les mots.

L’environnement géo-politique : Notre président chéri doit rêver chaque nuit que la situation française devienne aussi tendue qu’en Inde pour pouvoir créer et surfer encore plus sur l’insécurité…Les types se ramassent des attentats tous les quinze et leurs voisins sont le Pakistan, le Bangladesh et la Chine (et sans entrer dans les détails, la Chine est particulièrement menaçante pour l’Inde apparament). Selon les personnes à qui l’on parle, le stress terroriste est plus ou moins présent et pressant, mais nombreux ont au bout de la langue les troubles au Kashmir, l’aggressivité des musulmans (je reviendrai sur ce point passionnant)…

Bref, je pourrais continuer longtemps ou entrer dans les détails, mais ça ne sert à rien, pour le moment, j’apprends.

Un truc est certain, les innombrables points communs avec la Roumanie qui cohabitent avec des différences totalement radicales font de la comparaison de ces deux pays un excellent point de départ pour tenter de comprendre…Bien sûr, j’y reviendrai.

Donc, quelques photos et commentaires pour finir :

Quelques couleurs au détour de Cubbon parc

Une sorte de camp de pauvres, au détour d’une rue de Jayanagar

Un exemple de plat à “sens” multigoûts pour la fête nationale

Le palais du Maharajah…aussi ridiculement prétentieux que Versailles et tous les autres témoignages de l’opulence des dominants

Mon premier singe “sauvage”…Il nous a méprisé avec une supériorité très humaine

Krishna, deux de ses femmes et des musiciens (j’y reviendrai) dans une pièce de théâtre (en kannada, la langue locale, c’était pas facile à suivre) issue de la mythologie hindoue (Qui a l’importance de la bible pour les chrétiens, j’y reviendrai)…savant mélange de messages spirituels et de leçons de traditionnalisme, j’y reviendrai.

Des ornements faits en poudre ou sable coloré…Magnifique !

Un arbre dans le jardin du Maharajah…(je vous disais qu’ils étaient grands, mais vous me croyiez pas)

Vue d’un parc

Le chantier du métro aérien (au milieu) et les magnifiques arbres qui sont à couper (des milliers l’ont déjà été malgré les résistances civiles)

Et pour finir, un croquis scanné avec le super appareil photo de mon portable… (bientôt j’aurai la caméra, c’est promis)…

Ca c’est le quotidien des transactions économiques entre moi et les commerçants indiens…

EDIT 2 : Photo changée pour meilleure compréhension

EDIT 3 : Texte du croquis :

No ! Not new ! Second Hand …

Y zentravent pas une bille en anglais…

It occurs that you still owe me 23 roupies sir